Uzès sans président : la démission d’Ahmed Maharzi plonge le club de football dans une crise inédite

25 janvier 2026

La démission d’Ahmed Maharzi de la présidence de l’Entente Sportive Pays d’Uzès marque un tournant brutal. Le club se retrouve sans gouvernance claire, dans un contexte déjà inflammable.

Pour le football uzétien, l’enjeu dépasse une simple querelle interne.

A retenir :

  • Vacance de la présidence et urgence administrative
  • Conflit ouvert entre deux structures locales
  • Avenir des jeunes joueurs fragilisé

Ahmed Maharzi, un président au parcours symbolique

Ancien attaquant formé au Nîmes Olympique, passé par le Toulouse FC et Olympique Alès, Ahmed Maharzi incarnait un retour aux sources. Uzétien d’origine, il avait accepté la présidence en 2022, après un long passage auprès des jeunes.

Selon mesinfos, son projet reposait sur la formation locale et une remontée sportive progressive. J’ai déjà observé ce type de profil dans d’autres clubs amateurs : un ancien pro, respecté, souvent appelé en dernier recours. L’enthousiasme initial ne protège pourtant pas des fractures internes.

« Reprendre un club en sommeil, c’est accepter d’hériter de tensions anciennes », confiait un dirigeant amateur lors d’un reportage similaire.

Une fracture profonde avec la naissance d’un club rival

La crise s’est cristallisée avec la création du Football Club Pays d’Uzès (FCPU). D’anciens éducateurs ont claqué la porte, dénonçant la gestion de l’ESPU. Ils évoquent notamment des blocages de licences pour des jeunes souhaitant changer de structure.

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Selon objectifgard, Ahmed Maharzi a fermement contesté ces accusations. Il reprochait aux dissidents des initiatives hors cadre :

  • organisation de matchs sans validation,
  • problèmes d’assurance,
  • risques pour la sécurité des enfants.

J’ai déjà vu ce scénario ailleurs : quand la confiance se rompt, le règlement devient une arme, au détriment du dialogue.

Un club replongé dans l’incertitude institutionnelle

La démission du président ravive un passé instable. Avant 2022, l’ESPU avait déjà connu une longue vacance de gouvernance, le club étant resté en sommeil plus de dix ans.

Selon mesinfos, Maharzi avait été sollicité précisément pour éviter ce scénario. Son départ laisse désormais plusieurs dossiers en suspens : licences, engagements en compétitions, relations avec le district. Sans président, la chaîne décisionnelle est rompue.

Témoignage court d’un parent :
« Ce qui m’inquiète, ce n’est pas le conflit, c’est le flou pour nos enfants. »

Quels impacts pour les jeunes et le territoire uzétien ?

L’enjeu central reste la formation. Sans pilotage clair, le parcours des jeunes joueurs devient incertain. Administrativement, le club risque des retards, voire des blocages, dans les conventions et inscriptions.

Selon objectifgard, l’absence de président fragilise aussi le dialogue avec la mairie et le district. Or, dans le football amateur, l’équilibre local est vital. Deux clubs concurrents sur un même bassin, sans coordination, mènent souvent à l’éparpillement des ressources.

Retour d’expérience : dans un club voisin du Gard, une scission similaire avait entraîné une baisse durable des effectifs jeunes pendant trois saisons.

Apaiser, reconstruire ou cohabiter : les scénarios possibles

La sortie de crise passera par une mobilisation collective. Dirigeants restants, éducateurs, parents et institutions devront réinventer un cadre commun, ou au minimum compatible.

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Selon le District Gard-Lozère, la priorité reste la sécurisation des pratiques et la continuité sportive. Sans président, une solution transitoire devra émerger rapidement pour éviter l’asphyxie administrative.

Le football uzétien est à un carrefour. Reste à savoir si cette crise débouchera sur une recomposition durable ou sur un affaiblissement prolongé du tissu local.

Et vous, comment voyez-vous l’avenir du football à Uzès ? Le dialogue est-il encore possible ?

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