Michel Platini règle ses comptes et s’en prend de nouveau à Gianni Infantino

10 mars 2026

Près de dix ans après le séisme judiciaire qui l’a éloigné du pouvoir mondial du football, Michel Platini revient sur le devant de la scène médiatique. L’ancien président de l’UEFA multiplie les attaques contre Gianni Infantino, l’actuel patron de la FIFA. Ses propos récents relancent une rivalité devenue l’une des fractures politiques les plus durables du football international.

Le 8 mars 2026, invité dans l’émission After Foot sur RMC Sport, l’ancien numéro 10 des Bleus a de nouveau critiqué la gouvernance de la FIFA. Selon lui, l’organisation s’éloigne du football et se rapproche des intérêts financiers et politiques.

À retenir

  • Michel Platini accuse Gianni Infantino de privilégier les élites et les puissants.
  • Le conflit entre les deux dirigeants remonte à l’affaire judiciaire qui a empêché Platini de briguer la présidence de la FIFA.
  • Les critiques relancent le débat sur la gouvernance du football mondial et l’avenir de la FIFA.

Michel Platini relance son offensive contre Gianni Infantino

Michel Platini n’a jamais caché son amertume face à l’évolution de la FIFA depuis son départ de la scène dirigeante. Lors de son intervention sur RMC, l’ancien patron de l’UEFA s’est montré particulièrement virulent envers Gianni Infantino.

Selon lui, le président de la FIFA privilégierait les relations avec les élites économiques et politiques plutôt que les intérêts du football. Platini estime que la direction actuelle du football mondial favorise les puissants au détriment du sport lui-même.

A lire :  Strasbourg-PSG : à dix contre onze, Paris s’impose et reprend la tête de la Ligue 1

Selon Foot Mercato, il a affirmé que son ancien collaborateur « aime les riches », un reproche qui résume à ses yeux la transformation progressive de la FIFA.

« Le football devrait appartenir aux joueurs et aux supporters, pas aux puissants. »

Dans plusieurs interventions publiques, l’ancien Ballon d’Or affirme que la gouvernance de la FIFA s’est éloignée de ses valeurs historiques.

Une rivalité née d’un séisme judiciaire dans le football mondial

Le conflit entre les deux hommes remonte à 2015, une année charnière pour la gouvernance du football international. À l’époque, Michel Platini apparaissait comme le grand favori pour succéder à Sepp Blatter à la tête de la FIFA.

Mais une enquête judiciaire concernant un paiement controversé entre Blatter et Platini a provoqué sa suspension. Cette affaire a ouvert la voie à l’élection de Gianni Infantino, alors secrétaire général de l’UEFA.

Selon TF1 Info, Platini a été acquitté après près de dix ans de procédures. Malgré cela, l’ancien dirigeant reste convaincu que cette affaire a bouleversé sa trajectoire politique dans le football.

Il nuance toutefois ses accusations. Il affirme qu’Infantino n’est pas l’instigateur direct de cette affaire, mais considère qu’il en a été le principal bénéficiaire.

Platini critique une FIFA jugée moins démocratique

Dans ses dernières déclarations, Platini décrit Gianni Infantino comme un excellent secrétaire général à l’époque de l’UEFA. Mais selon lui, la situation aurait changé une fois installé au sommet de la FIFA.

Selon plusieurs médias internationaux, il considère désormais que le dirigeant suisse a adopté un style de gouvernance plus autoritaire. Platini affirme même que la FIFA serait aujourd’hui moins démocratique que sous l’ère Sepp Blatter.

A lire :  OL : un possible rachat par Michele Kang se dessine en pleine crise financière

Selon Malay Mail, l’ancien international français estime que la pandémie de Covid-19 a accentué la centralisation du pouvoir au sein de l’organisation.

Ce constat alimente un débat plus large sur la transformation du football mondial, notamment avec l’explosion des revenus commerciaux, la multiplication des compétitions et l’influence croissante des investisseurs.

Une fracture durable dans la politique du football

Cette rivalité dépasse désormais les simples tensions personnelles. Elle symbolise deux visions opposées du football.

D’un côté, Platini défend l’idée d’un football gouverné avant tout par les fédérations et les acteurs sportifs. De l’autre, la stratégie actuelle de la FIFA s’appuie davantage sur l’expansion commerciale et l’influence mondiale du football.

Selon The Guardian, Platini a déjà multiplié les attaques publiques contre Infantino depuis début 2026. Cette confrontation verbale ne semble pas près de s’apaiser.

Les principales critiques formulées par Platini

  • Une gouvernance jugée trop centralisée à la FIFA
  • Une proximité excessive avec les élites économiques et politiques
  • Une vision du football jugée trop commerciale

Ces accusations reflètent un malaise plus large dans le football international, où certains dirigeants et observateurs s’interrogent sur l’équilibre entre sport et business.

Un débat qui dépasse les deux hommes

Au-delà de la querelle personnelle, les déclarations de Platini relancent un débat crucial : quel modèle pour le football mondial ?

L’organisation dirigée par Gianni Infantino a considérablement accru ses ambitions internationales, notamment avec l’élargissement de la Coupe du monde et la création de nouvelles compétitions.

Mais ces transformations suscitent des interrogations sur la place des supporters, des fédérations nationales et des clubs dans la gouvernance globale du football.

A lire :  D3F (15 février 2026) : Orvault arrache un nul face à Sarcelles et remonte à la 10e place

Selon plusieurs analystes du sport, le conflit entre Platini et Infantino illustre les tensions entre tradition sportive et mondialisation économique du football.

Vision de Michel PlatiniVision de Gianni Infantino
Football centré sur le sportFootball global et commercial
Gouvernance plus collectiveGouvernance plus centralisée
Priorité aux fédérationsExpansion mondiale et marketing

Ces divergences expliquent pourquoi la rivalité entre les deux hommes continue d’alimenter le débat au sein du football international.

Laisser un commentaire