Le FC Lorient change officiellement de dimension capitalistique. Depuis janvier 2026, Black Knight Football Club détient 100 % du capital des Merlus. Une bascule stratégique validée par la DNCG, qui marque une nouvelle étape dans le développement du club morbihannais.
Dans ce nouvel organigramme, Loïc Féry conserve la présidence, gage de continuité sportive et institutionnelle.
À retenir :
- BKFC devient l’unique propriétaire du FC Lorient
- Loïc Féry reste président et entre au capital de BKFC
- Le club s’inscrit pleinement dans un modèle multi-clubs
- Des opportunités sportives, mais aussi des interrogations identitaires
Un changement d’actionnariat structurant pour les Merlus
Déjà actionnaire à hauteur de 40 % depuis 2023, Black Knight Football Club a racheté les 60 % restants jusque-là détenus par Loïc Féry. L’opération, qualifiée de stratégique, vise à donner au FC Lorient des bases financières plus solides dans un football français sous tension économique croissante. Selon le club, cet accord doit permettre de sécuriser le projet à long terme, tout en renforçant sa compétitivité.
Loïc Féry, une présidence maintenue et repositionnée
Président du FC Lorient depuis 2009, Loïc Féry ne quitte pas le navire. Bien au contraire. Il conserve son rôle exécutif et devient parallèlement actionnaire de BKFC, aux côtés de l’Américain William P. Foley. Une double casquette qui traduit une volonté claire de continuité. L’intéressé évoque une nécessité de pérenniser le club dans l’élite, dans un environnement de Ligue 1 de plus en plus concurrentiel et financiarisé.
Black Knight Football Club, un acteur central du football mondial
Fondé en 2022, BKFC dispose de plus de 550 millions de dollars de fonds propres. Le groupe applique un modèle multi-clubs déjà bien installé à l’international. Il possède notamment AFC Bournemouth en Angleterre et une participation majoritaire dans Moreirense FC au Portugal. D’autres partenariats existent avec Auckland, Orlando et Kyoto Sanga, dessinant un réseau global pensé pour optimiser formation, recrutement et valorisation des joueurs.
Quelles conséquences sportives et économiques pour Lorient ?
Sur le papier, les bénéfices sont nombreux. Accès à des outils de scouting avancé, mutualisation de la data, échanges de joueurs ou de méthodes de travail avec Bournemouth : le FC Lorient gagne en exposition et en expertise. Mais ce modèle ne fait pas l’unanimité. Des groupes de supporters, dont les Merlus Ultra 95, redoutent une dilution de l’identité locale et une dépendance accrue aux logiques de multipropriété, parfois perçues comme déshumanisantes.
Un équilibre délicat entre ambition et identité
Le défi du FC Lorient est désormais clair : tirer parti de la puissance financière et du réseau BKFC sans perdre ce qui fait son ADN. La présence continue de Loïc Féry à la présidence apparaît comme un garde-fou essentiel dans cette transition. Reste à voir comment cette nouvelle gouvernance se traduira concrètement sur le terrain et dans la relation avec les supporters.