Le football mondial subit déjà les effets du changement climatique sur ses calendriers et infrastructures. Les organisateurs doivent concilier spectacle, sécurité et impact environnemental pour préserver la pratique sportive.
Plusieurs études récentes montrent que les grandes compétitions entraînent des émissions concentrées surtout autour des transports. Les points clés et les mesures possibles sont présentés ci‑dessous dans un format synthétique.
A retenir :
- Réduction des déplacements longue distance des supporters internationaux
- Modération du nombre de matchs et rareté des sommets mondiaux
- Proximité des qualifications et renforcement des compétitions régionales
- Investissements dans des infrastructures résilientes et faible empreinte carbone
Émissions liées aux transports dans les grandes compétitions de football
Après ces points essentiels, l’analyse se concentre sur l’impact des déplacements internationaux. Cette focalisation permet de mesurer la part des transports dans l’empreinte carbone des compétitions.
Part des matchs internationaux et contribution aux émissions
Ce point explique pourquoi les rencontres internationales concentrent une grande part des émissions. Selon The Shift Project, 6% des matchs internationaux représentent 61% des émissions liées au football mondial.
Métrique
Valeur
Source
Part des matchs internationaux
6%
The Shift Project
Part des émissions attribuées
61%
The Shift Project
Émissions annuelles en France (football)
275 000 tonnes CO2
The Shift Project
Estimation Coupe du monde 32 équipes
3,6 millions tonnes CO2
FIFA (estimation)
Format Coupe du monde 2026
48 équipes, multi‑pays
FIFA
« L’industrie du football doit aligner ses revenus sur des objectifs de durabilité vérifiables »
Sophie N.
Cas français et chiffres clés
Sur le plan national, la France illustre l’impact local des compétitions internationales. Selon The Shift Project, les compétitions de football en France émettent 275000 tonnes de CO2 par an, comparable à un an de chauffage pour 41 000 familles.
Ces constats posent la question des stratégies d’adaptation et de gouvernance des organisations sportives. Selon la Fifa, une Coupe du monde à 32 équipes génère environ 3,6 millions de tonnes de CO2, chiffre notable.
Adaptation des organisations sportives face au réchauffement climatique
Étant donné l’empreinte liée aux transports, les organisations sportives doivent repenser leurs calendriers et leurs formats. Cette section examine des mesures concrètes d’adaptation, avec exemples et contraintes opérationnelles.
Stratégies de réduction des voyages
Pour réduire les émissions, la proximité et la modération sont présentées comme leviers prioritaires. Selon The Shift Project, favoriser des qualifications régionales limiterait considérablement les déplacements longue distance des supporters.
Mesures stratégiques prioritaires :
- Proximité des lieux de compétition régionaux
- Calendriers regroupés pour réduire rotations internationales
- Billetterie favorisant supporters locaux
- Transport collectif optimisé pour les supporters
- Limitation des tours amicaux internationaux non essentiels
« J’ai observé une baisse des déplacements lors d’un tournoi régional, avec une fréquentation locale renforcée »
Marie N.
Modèles alternatifs et gouvernance
Le changement d’échelle nécessite aussi une évolution de la gouvernance et des modèles économiques des fédérations. Appliquer des principes de rareté générant une forte attente peut protéger la valeur des événements internationaux.
Les choix de gouvernance influent directement sur la gestion des événements et les infrastructures nécessaires. Le point suivant se penche sur l’adaptation aux conditions météorologiques et aux risques climatiques pendant les matchs.
Gestion des événements face aux conditions météorologiques et durabilité des compétitions
Après les choix stratégiques, la gestion opérationnelle des événements devient cruciale quand les conditions météorologiques se dégradent. Ce chapitre aborde la résilience des stades, la sécurité des publics et la sustainabilité des infrastructures.
Conception des calendriers et rareté des événements
La rareté des sommets peut augmenter l’attrait tout en réduisant l’impact environnemental des calendriers surchargés. Selon la théorie des ressources, rendre les compétitions plus rares renforce leur valeur et leur inimitabilité.
Format
Échelle
Impact transport
Avantage principal
Coupe du monde 32 équipes
Moyenne
Élevé
Concentration d’audience mondiale
Coupe du monde 48 équipes (2026)
Grande
Très élevé
Plus de pays hôtes, complexité logistique
Proposition 64 équipes (2030)
Très grande
Très très élevé
Multiplication des voyages et émissions
Coupe du monde des clubs 32 équipes
Moyenne
Moyen
Exposition commerciale renforcée
« Les publics réclament des rencontres rares et intenses, la qualité prime sur la quantité »
Antoine N.
Infrastructures résilientes et solutions techniques
Les infrastructures doivent supporter vagues de chaleur, inondations, et perturbations climatiques fréquentes. Des stratégies techniques incluent systèmes de refroidissement, drainage renforcé et efficacité énergétique ciblée.
Solutions techniques recommandées :
- Systèmes de refroidissement passifs et ombrage
- Gestion avancée des eaux pluviales et drainage
- Alimentation électrique par sources renouvelables sur site
- Billetterie et déplacements synchronisés pour transports collectifs
« Lors d’un match sous forte chaleur, les aménagements ont réduit les incidents médicaux sur site »
Lucas N.
Les enjeux présentés montrent que la gestion des événements doit intégrer critères climatiques et contraintes logistiques. Adapter formats, réduire déplacements et renforcer les infrastructures restent des leviers concrets et mesurables.
Selon The Shift Project, la proximité et la modération constituent les pistes les plus efficaces pour diminuer l’empreinte carbone. Agir maintenant sur la gouvernance et la planification permettra d’assurer la pérennité du football face au réchauffement climatique.
Source : The Shift Project, « Décarbonons le football », The Shift Project, 2025.